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du 2 Avril 2000 |
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Soyez tous remerciés d'avoir répondu à notre invitation pour participer à notre Assemblée Générale 2000, et donc assister à la 1ère présentation publique "du site internet" concernant la commune de Moisdon-la-Rivière, et aussi le Pays-de-la-Mée. Ce site a été lancé en décembre 1999 par son auteur ASPIC, qui vous le présentera plus longuement tout à l'heure, et qui vous parlera aussi des avantages et des inconvénients de ce nouveau moyen de communication qu'est internet... Le 6 octobre 1982,
le Journal Officiel faisait connaître à
Moisdon-la-Rivière la création d'une nouvelle
association "Tradition et Environnement", dont le but est de
: Nous atteignons donc
l'âge de la majorité en l'an 2000. Anniversaire
heureux ! Pour ce qui est de l'âge de raison, nous
l'avons depuis belle lurette... et aussi d'avoir eu raison
sur beaucoup de choses... beaucoup trop tôt. Seuls
dans le désert nous avons crié ! Nous avons
élagué, préparé chemins et
sentiers... Aussi notre joie était-elle grande en ces
temps nouveaux de voir nombre de nos objectifs, projets et
propositions se concrétiser et prendre corps pour la
grande satisfaction de tous. Afin de relier le bourg à la Forge, en ne risquant de rencontrer des voitures que sur deux cents ou trois cents mètres, nous proposions en 1983, d'emprunter le chemin -oublié- de remembrement joignant la Gagnerie à la Forge ! nous l'avions débroussaillé nous-mêmes ! Des paroles aux Actes ! Qui nous avait rejoints, avec "les Randonneurs de Pays de la Mée" sur les Landes résiduelles de la Forge, en 1988 ? Ces Landes pour lesquelles une conférence avait été donnée en décembre 1996 par Monsieur Hallereau, -Monsieur Arrouet nous parlant lui de chauves-souris- conférence suivie en juin 1997 d'une promenade d'étude sur le site classé. La voie était ouverte et notre satisfaction est grande de savoir que des travaux de conservation et de constructions de sentiers y sont faits, grâce à des subventions... La disparition des haies, lieux privilégiés pour la conservation d'une faune et d'une flore bien précises, fait du tort à tous. En mars 1989, Monsieur Gilet, de la Chambre d'Agriculture, avait bien voulu répondre à notre invitation et après en avoir rappelé les bienfaits au cours de sa conférence à la Salle Saint-Louis, donnait des consignes de re-plantation de haies. Maintenant, c'est bien vu de replanter ; les journaux relatent ces "événements". Qui donc pourrait ne pas s'en réjouir ? Tout en disant, malgré tout : "Halte au massacre ! quand encore des talus disparaissent... "Gare à l'érosion". A une époque,
les fermes fleuries avaient leur concours. Abandonné,
celui-ci a repris vie : villes, villages, bourg, maisons, et
toujours fermes fleuries... Une originale exposition des plus réussies sur "Voir et Revoir Moisdon-la-Rivière" en 1986, à la salle des mariages,proposait la conservation des maisons anciennes et leur restauration à l'authentique,des fours, des puits, palissages de schiste, et des autres richesses architecturales, témoins encore debout de la vie passée. On voit de plus en plus ces éléments du patrimoine et du petit patrimoine revivre et mis en valeur : des croix relevées, des palis refichés en terre, des cours à porcs ou des fours consolidés par de nombreuses personnes. Qu'elles en soient félicitées, car ainsi notre pays accueillant possède-t-il une richesse qui ne peut qu'attirer les touristes... dont on parle tant. Les particuliers, de bon coeur, ou quelquefois contraints, oeuvrent pour garder au pays son originalité. Le bâti commun nous donne en revanche l'impression de se libérer de ce particularisme. Ainsi une maison du bourg, pour laquelle nous avions obtenu une couverture d'ardoises en lieu et place de grandes plaques de fibro-ciment a-t-elle vu son unique souche de cheminée restante disparaître alors qu'est apparu quelque paravent d'extérieur ! Nous avons
assité à un récent aménagement,
qui fait tous les bourgs se ressembler. On nous conseille
d'attendre, de s'habituer et on nous assure qu'avec le recul
viendra le temps de l'admiration des audaces architecturales
imposées. Ne s'habitue-t'on pas à tout ? Qui
vivra verra... Une dernière
preuve, si vous en demandiez de supplémentaires !
Lors de la création de notre association, nous avions
indiqué que l'un de nos objectifs était de
constituer une réserve d'archives, de documents, et
nous avions dit notre volonté de réaliser,
écoutez bien "une banque de données" qui
serait mise à disposition. P.S. Notre association a vivement combattu la vente du jardin du presbytère, ainsi que l'installation d'une superette -ou d'un supermarché ? - dans la zone industielle... |
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(2000) |